Moustique tigre - Prolifération en Belgique - Surveillance - Projet MEMO+ - Actions de sensibilisation - Lutte contre la prolifération - Mesures
vecteur de maladie
insecte
sensibilisation du public
espèce envahissante
Institut de médecine tropicale
| 30/6/2025 | Envoi question (Fin du délai de réponse: 31/7/2025) |
L'été approche, apportant avec lui un invité indésirable: le moustique tigre, qui se répand de plus en plus. Selon Sciensano et l'Institut de médecine tropicale (IMT), cette expansion est particulièrement notable en Belgique, alors que la saison des moustiques vient tout juste de commencer.
Originaire d'Asie du Sud-Est, cet insecte peut transmettre des virus tels que la dengue, le chikungunya ou le Zika.
Depuis 2021, l'Agence wallonne pour une vie de qualité (AVIQ), en collaboration avec Sciensano et l'IMT dans le cadre du projet MEMO+, sollicite la participation du public pour surveiller la présence du moustique tigre asiatique («Aedes albopictus») en Belgique.
En 2024, l'espèce a été repérée dans vingt-et-une communes, notamment à Gand, Boom, Vilvorde et Verviers. Plus important encore, cinq localités, dont Puurs-Sint-Amands et Wilrijk, ont confirmé la présence hivernale, ce qui indique que l'insecte ne se limite plus à de simples passages: il s'implante durablement. «Certaines zones comme Schelle et Boom sont déjà fortement infestées, explique Wim Van Bortel, entomologiste à l'IMT. Cela montre comment les moustiques tigres voyagent avec les passagers et le trafic de marchandises.»
L'implication des citoyens est cruciale pour surveiller la propagation de cet insecte.
Depuis le lancement du projet de recensement, le moustique tigre a été signalé, via une plateforme de science citoyenne, dans trente-six endroits répartis sur trente-cinq communes, avec de nouveaux sites détectés chaque année. Afin de limiter leur expansion, chaque citoyen est encouragé à éliminer les points d'eau stagnante dans son jardin. Facilement identifiable à ses pattes rayées blanches, cette espèce pique principalement en journée.
En Wallonie, il a été repéré dans deux communes supplémentaires, Baudour et Verviers, ainsi qu'à Ath, où il avait déjà été observé auparavant. À Bruxelles, il a été recensé dans les quartiers de la Ville de Bruxelles, de Forest et de Saint-Josse-ten-Noode.
Ce nombre est appelé à augmenter au fil des années.
Cette question écrite relève de la compétence du Sénat vu son caractère transversal. La santé publique est une matière fédérale et la politique de prévention relève des entités fédérées.
Mes questions sont les suivantes:
1) Pour que le projet MEMO+ atteigne efficacement différentes populations (jeunes, familles, personnes vivant en zones urbaines ou rurales) et pour maximiser la participation des citoyens à la surveillance de la propagation de cet insecte:
a) Quelles stratégies de communication et de sensibilisation sont prévues pour encourager les citoyens à participer activement à la surveillance?
b) Quelles sont les actions concrètes de sensibilisation (affiches, campagnes sur les réseaux sociaux, événements) que vous prévoyez? Est-ce que des collaborations ou partenariats avec des médias locaux, associations ou écoles sont envisagés?
2) Quelles mesures concrètes prévoyez-vous de mettre en œuvre pour lutter contre la prolifération du moustique tigre en Belgique, notamment dans les zones où sa présence est confirmée en hiver?
3) Existe-t-il un plan spécifique pour renforcer la surveillance et la gestion de cette espèce dans les communes fortement infestées comme Schelle, Boom, Puurs-Sint-Amands ou Wilrijk?
4) Est-ce que des contrôles spécifiques axés sur les transports commerciaux de produits susceptibles de contenir des larves ou des œufs de moustiques tigres sont effectués? Si oui, pouvez-vous fournir des statistiques?