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Question écrite n° 4-3888

de Louis Ide (Indépendant) du 4 aôut 2009

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

Bactéries nosocomiales (SDRM) - Différentes sortes - Utilisation d’antibiotiques - Données chiffrées

maladie infectieuse
antibiotique
hygiène publique
prévention des maladies
établissement hospitalier
statistique officielle
répartition géographique

Chronologie

4/8/2009 Envoi question (Fin du délai de réponse: 3/9/2009 )
25/11/2009 Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 4-5259

Question n° 4-3888 du 4 aôut 2009 : (Question posée en néerlandais)

Cette question est semblable à la question n° 4-191 mais demande des chiffres plus récents.

En ce qui concerne la question écrite nº 52-021 de Mme della Faille de Leverghem relative aux infections nosocomiales dues au staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM)(Chambre, Questions écrites et réponses nº 52-006, p. 386), le ministre a répondu que le nombre de victimes contaminées par cette bactérie était en diminution. Il s’agit là bien entendu d’une excellente nouvelle.

Néanmoins, il n’existe pas qu’une seule bactérie nosocomiale. Il y en a plusieurs dont le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SDRM). Une grande partie du problème est également due à la consommation excessive d’antibiotiques. Le docteur D. Monnet du Statens Serum Instituut Kopenhagen a émis le constat suivant : Plus on se trouve au nord de l’Europe, moins on consomme d’antibiotiques, plus on consomme de vieux antibiotiques à spectre étroit et l’on consomme d’autant moins de nouveaux antibiotiques puissants. Par conséquent, les bactéries sont de moins en moins résistantes. L’inverse s’applique au sud de l’Europe. Selon le docteur Monnet, tout cela a un rapport avec le nord « calviniste » qui respecte mieux les règles et les directives que le sud latin. Dans mon livre « Lof der Gezondheid », je montre d’ailleurs que la ligne de rupture entre le nord et le sud de l’Europe coïncide avec la frontière linguistique laquelle marque également une rupture en matière de soins.Le professeur Jan De Maeseneer souscrit à cette constatation.

Dès lors, il importe également de connaître les chiffres par communauté afin de pouvoir travailler en partant de la communauté.

C’est pourquoi j'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes. Je souhaiterais que la ministre me communique des chiffres bruts, à savoir des chiffres non standardisés. C’est important pour pouvoir suivre l’évolution dans le temps. Dès lors que l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) standardise les données, je ne peux plus les comparer avec les années antérieures. En cas de standardisation, on doit d’ailleurs être attentif aux facteurs susceptibles d’être pris en compte.

1. Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux flamands en 2007 et 2008 ?

2. Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux wallons en 2007 et 2008 ?

3. Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux néerlandophones à Bruxelles en 2007 et 2008 ?

4. Combien de cas de SDRM ont-ils été enregistrés dans les hôpitaux francophones à Bruxelles en 2007 et 2008 ?

5. D’autres « bactéries nosocomiales » sont-elles également suivies, telles que les bactéries avec le mécanisme de résistance ESBL (extended spectrum beta lactamase) ou l’enterobacter aerogenes multirésistant (MREA)? Dans l’affirmative, quels sont les chiffres à cet égard pour la Flandre, la Wallonie et Bruxelles (néerlandophone vs. francophone) pour 2007 et 2008, pour autant qu’ils soient disponibles ?

6. Qu’en est-il du nombre de cas de Clostridium difficile (CD) ? Quels sont les chiffres pour la Flandre, la Wallonie, Bruxelles (néerlandophone vs. francophone) pour 2007 et 2008, pour autant qu’ils soient disponibles ?