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Question écrite n° 4-3215

de Louis Ide (Indépendant) du 17 mars 2009

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Pharmaciens - Criminalité - Chiffres - Nature des délits

statistique officielle
répartition géographique
pharmacien
pharmacie
violence
vol
agression physique
crime contre les personnes
criminalité

Chronologie

17/3/2009 Envoi question (Fin du délai de réponse: 16/4/2009 )
22/4/2009 Réponse

Aussi posée à : question écrite 4-3216

Question n° 4-3215 du 17 mars 2009 : (Question posée en néerlandais)

La criminalité à l'égard des dispensateurs de soins n'a rien de neuf, mais elle survient de plus en plus fréquemment ces derniers temps. Les pharmaciens sont aussi de moins en moins à l'abri, a fortiori du fait qu'ils ont souvent beaucoup d'argent chez eux.

Le plaidoyer du Syndicat des médecins généralistes flamands ne s'applique donc pas à mon sens uniquement aux médecins généralistes, mais également aux pharmaciens.

Je voudrais avoir un aperçu plus large des problèmes et souhaiterais donc obtenir une réponse aux questions suivantes :

1. Combien de délits ont-ils été commis contre les pharmaciens en 2006, 2007 et en 2008 ?

2. La ministre peut-elle scinder ces chiffres par région?

3. Les chiffres régionaux peuvent-ils être scindés par délit?

4. Quelle était la nature de ces délits? Effraction ? Vol ? Hold-up ?

Réponse reçue le 22 avril 2009 :

L’ Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) ne dispose pas de chiffres concernant le nombre de délits avec violence et de vols dans les pharmacies. Ces données statistiques sont tenues à jour par la Police fédérale et sont régulièrement reprises dans les médias.

Cela fait déjà quelques années que les inspecteurs des officines ont demandé aux associations pharmaceutiques locales à être mis au courant des faits de violence ou des vols dans les officines afin d’obtenir un aperçu de l’ampleur de ce phénomène.

Jusqu’à présent, ces demandes sont restées sans suite.

Entre-temps, les associations pharmaceutiques locales ont pris des mesures individuelles pour accroître la sécurité, telles que l’installation d’un guichet de sécurité ou l’introduction d’un numéro de téléphone spécial pour connaître la pharmacie de garde après vingt-deux heures.

À cet effet, je souhaite également renvoyer à la circulaire du 24 juillet 1995, émise par le ministre de l’époque, monsieur J. Vande Lanotte, relative à la sécurité des pharmaciens, publiée au Moniteur belge du 07 septembre 1995.

Il apparaîtrait que les délits avec violence, la plupart du temps, ne sont pas directement liés au service de garde, mais que les agressions à main armée se feraient plus fréquemment juste avant l'heure de fermeture des officines.

L'arrêté royal du 1er juillet 2006 portant application de l’article 36undecies de la loi relative à l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités, coordonnée le 14 juillet 1994 (Moniteur belge du 13 juillet 2006), règle le paiement de ladite «prime de sécurité» pour les pharmaciens.