Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 4-134

de Louis Ide (CD&V N-VA) du 14 janvier 2008

à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique

Kinésithérapeutes - Quota - Examen en vue de l’obtention d’un numéro Inami

profession paramédicale
Institut national d'assurance maladie-invalidité
accès à la profession
sélection des élèves

Chronologie

14/1/2008 Envoi question (Fin du délai de réponse: 14/2/2008 )
5/3/2008 Réponse

Réintroduction de : question écrite 4-106

Question n° 4-134 du 14 janvier 2008 : (Question posée en néerlandais)

Les kinésithérapeutes nouvellement diplômés doivent encore présenter un examen supplémentaire après leurs études. Ils s’insurgent à juste titre contre cette situation. S’ils ne réussissent pas cet examen de sortie, ils n’obtiendront pas de numéro Inami, ce qui est une condition indispensable pour permettre aux patients de se faire rembourser. Sans remboursement, ils n’auront pas de patients. Il n’est pas juste d’exclure du marché de l’emploi ces personnes qui ont prouvé pendant cinq ans qu’elles méritaient leur diplôme et ont investi durant toutes ces années dans des études coûteuses. L’argument selon lequel elles peuvent être engagées comme salariés est fallacieux. À la mi-novembre 2007, il n’y avait qu’un poste de salarié vacant pour 119 kinésithérapeutes diplômés. Voici quelques années, les kinésithérapeutes ont déjà manifesté contre cette injustice qui subsiste néanmoins.

Les étudiants s’insurgent contre l’organisation d’un tel examen après la fin de leurs études. Ce n’est pas négociable à un moment où toute personne sensée considère un tel examen kafkaïen. Sous prétexte de favoriser le « libre accès à l’enseignement », on ne veut pas d’examen d’entrée, mais bien un examen supplémentaire à la fin des études ! Même le « Vlaamse interuniversitaire raad » (VLIR) et la « Unie van Zelfstandige Kinesitherapeuten » ont qualifié cela d’inacceptable.

Sachant que le numerus clausus deviendra plus sévère à partir de 2009, il s’impose d’apporter des adaptations à cette réglementation. Un examen d’entrée constituerait déjà une meilleure option même si cette compétence ne relève pas des communautés. De plus, on s’attend à ce qu’il y ait sous peu une pénurie de kinésithérapeutes compte tenu du vieillissement de la population. En Flandre, le kinésithérapeute est d’ailleurs beaucoup plus chargé de la revalidation de la population âgée.

Il est vraiment kafkaïen d’abandonner à leur sort des kinésithérapeutes nouvellement diplômés. Cela devient totalement grotesque quand on sait que bon nombre de numéros Inami sont attribués à des kinésithérapeutes qui, dans la pratique, ne sont pas ou plus actifs.

C’est pourquoi je souhaite poser les questions suivantes :

1. Le ministre veut-il une fois de plus expliquer pourquoi il souhaite encore organiser un examen pour des kinésithérapeutes qui viennent juste de terminer leurs études ? L’organisation d’un examen ne se situe-t-elle pas en dehors du champ de ses compétences ? Peut-il démontrer qu’il est compétent en la matière ? Dispose-t-il d’arguments juridiques à cet effet ? Est-il conscient qu’il brise le rêve de jeunes gens qui ont déjà fait un effort (financier) considérable ?

2. Quel est le contenu de l’examen ? Quel est le responsable (nominativement) pour cet examen ? Quel est l’examinateur (nominativement) ? Ces personnes reçoivent-elles une rétribution ? Utilise-t-on une courbe de Gauss pour l’évaluation des candidats ? A-t-on vérifié la pertinence de cet examen par rapport aux besoins du marché du travail ? Pour quel motif a-t-on utilisé la matière d’examen pour la sélection ? Quelle est la valeur ajoutée ?

3. Combien de numéros Inami ont-ils été attribués à des kinésithérapeutes qui ne sont pas ou plus actifs ? Je souhaiterais obtenir une ventilation par région.

4. Combien de kinésithérapeutes diplômés n’ont-ils pas reçu de numéro Inami au cours des cinq dernières années ? Je souhaiterais obtenir ces chiffres par année, chaque fois avec une ventilation par région : Flandre, Bruxelles et Wallonie ?

5. Combien d’étrangers étudient-ils la kinésithérapie et quelle proportion représentent-ils dans le nombre de numéros Inami ? Je souhaiterais une ventilation par région (Flandre, Wallonie, Bruxelles) ? Quelle est leur importance relative dans le quota ?

Réponse reçue le 5 mars 2008 :

J'ai l'honneur de vous informer que les renseignements nécessaires ont été demandés aux services compétents de mon département (INAMI).

Une réponse définitive vous sera fournie dans les meilleurs délais.